Lac à l’épaule : souvenirs… | 2011

En novembre 2011, l’équipe de La 2e Porte à Gauche entreprenait son premier Lac à l’Épaule… Extraits du PV…

EXPÉRIENCE : Frédérick Gravel, fondateur de La 2e Porte à Gauche | Photo : Benoît Dhennin (2011)

EXPÉRIENCE : Frédérick Gravel, fondateur de La 2e Porte à Gauche | Photo : Benoît Dhennin (2011)

1. Philosophie de l’organisme

Nous sommes davantage intéressés par la recherche et l’exploration, par l’expérience, que par la production de spectacles dans des formes classiques, ou comme aboutissements ultimes.

Nous sommes un labo de recherche, nous y invitons des artistes à partager nos champs de recherche.

2. Mandat

– Faire des collaborations de création.
– Offrir un terreau propice à l’épanouissement artistique des membres.
– Travailler sur le développement artistique.
– Chercher beaucoup et partager cette recherche à travers des spectacles, des articles, des ateliers.

Marie Béland, cofondatrice de La 2e Porte à Gauche

INCUBATEUR : Marie Béland, cofondatrice de La 2e Porte à Gauche | Photo : Benoît Dhennin (2011)

3. Image et notoriété : La 2e Porte à Gauche est perçue comme…

Incubateur, générateur, cellule, plateforme, inducteur, stimulateur, vibromasseur du milieu, incitateur, agitateur,  regroupement d’idéateurs et de concepteurs, fédérateur.

METTRE en action la pensée et la réflexion. Faire avancer la réflexion. Propulsion.

Espace de dialogue et de réflexion entre le public et les artistes.

Quand on invite les gens dans nos projets, on les invite à rentrer, en quelque sorte, dans notre « école ».

4. Vues de l’intérieur et aspirations…

CARREFOUR : Katya Montaignac | Photo : Benoît Dhennin

CARREFOUR : Katya Montaignac | Photo : Benoît Dhennin (2011)

Katya Montaignac : La 2e Porte est un carrefour. Aller chercher les nouveaux membres, les avoir accueillis. Avoir de nouvelles visions.

Catherine Gaudet : Réfléchir en gang autour de projets complexes et compromettants. J’ai envie que La 2e Porte soit audacieuse.

Fred Gravel : Ce qui me branche dans La 2e Porte, ce sont les projets impossibles et les projets de collaboration. Quand on signe un truc en gang, on signe un Manifeste. On ne développe pas un organisme, on développe avant tout des artistes.

Marie Béland : Les choix professionnels que nous faisons individuellement touchent le groupe. Quelle est la frontière? La 2e Porte prend de plus en plus de place. Équilibre à trouver entre nos désirs et nos possibilités. Comment concilier et positionner nos différentes implications (projets personnels vs collectifs).

Rachel Billet | Crédit Photo : Benoît Dhennin

PERMÉABILITÉ : Rachel Billet | Photo : Benoît Dhennin (2011)

Rachel  Billet: Quand je suis entrée dans La 2e Porte, c’était au moment d’une grande décision dans ma vie : celle d’immigrer au Québec. J’étais dans une dynamique de recherche et m’intéressais aux nouveaux modèles de fonctionnement. J’aimais le lien entre l’artistique et l’administratif. La « perméabilité »…

Lire aussi : Pourquoi La 2e Porte à Gauche ? (conversation entre membres | 2008)

Advertisements

Pratiques collaboratives par RACHEL BILLET | 1/4

Les enjeux de la collaboration artistique (par Rachel Billet)

cuisine1[1]

La 2e Porte à Gauche : une direction artistique partagée | 71/2 à part. (2008) : Katya Montaignac, Frédérick Gravel, Amélie Bédard-Gagnon et Marie Béland | Crédit photo : Élaine Phaneuf

La collaboration artistique est au centre de la pratique et des questionnements de La 2e Porte à Gauche. Elle agit à différents paliers : tout d’abord au niveau de sa direction artistique partagée entre ses cinq membres, ensuite en tant que paramètre de jeu et contrainte de création pour l’ensemble de ses productions qui réunit de nombreux collaborateurs invités (chorégraphes, interprètes et créateurs d’autres disciplines artistiques), et enfin à travers la participation du public.

1. La collaboration artistique : composante de l’écosystème des mondes de l’art

Les interactions au sein des réseaux d’artistes font émerger de nouvelles stratégies tant au niveau des initiatives de création, que des modes de fonctionnement (Becker, 1988). La somme des actions menées par les différents acteurs du milieu (artistes, travailleurs culturels, médias, bailleurs de fonds, politiques, public…) redéfinit en permanence la notion même d’œuvre chorégraphique et ses conditions de présentation. En quoi les initiatives artistiques élaborées dans une démarche collaborative peuvent-elles bousculer le rapport à la création ? La collaboration permet-elle un renouvellement du schéma « classique » de la création à chorégraphe unique ?

Au sein des projets de La 2e Porte à Gauche, les artistes-collaborateurs développent leurs singularités esthétiques comme une somme d’individualités et d’intersubjectivités qui influence les prises de décision de la direction artistique. Dans ce contexte, ces cocréateurs approfondissent leurs procédés créatifs, verbalisent leurs intentions et clarifient leurs visions à travers les procédés que La 2e Porte à Gauche initie (mise en commun, partage des données et communication en réseau). On peut parler de « paramètres de création singuliers » propres à chaque projet. Du coté des créateurs, la collaboration nourrit les pratiques artistiques individuelles de chacun, tel un espace de ressourcement et de stimulation.

IMG_1453

9 1/2 à part. (2009) : une colocation artistique | Élodie et Séverine Lombardo, Katya Montaignac, Martin Lemieux (L E M M), Anne Thériault, Marie Béland, Frédérick Gravel et Maya Ostrofsky | Crédit photo : Amélie Bédard-Gagnon

2. Méthodologies de la collaboration

La notion de collaboration est historique, omniprésente et se décline sous de nombreuses formes. Elle touche autant les frontières esthétiques et disciplinaires que la manière dont les différentes composantes du milieu interagissent (de la création à la diffusion, en passant par la production). L’expérience de La 2e Porte à Gauche prouve qu’elle est un défi constant et l’objet de nombreux fantasmes artistiques.

IMG_3021

Alain Francoeur et Frédérick Gravel en répétition pour 4quART (2011) | Crédit photo : Katya Montaignac

Il n’y a pas de recette propre à la collaboration, mais elle répond à un certain nombre de paramètres et de contraintes déterminés par une direction artistique. La collaboration s’avère ainsi un véritable terrain de jeu. Elle demande constamment des réajustements. Depuis 2004, nos modes de collaboration se sont déclinés selon différents projets : collaboration entre toute l’équipe artistique et le public (Blind date chorégraphique, 2007), colocation artistique de plusieurs semaines (7½ à part. et 9½ à part., 2008 et 2009), spectacles à créateurs multiples (4quART, 2011) et mise en jeu de la position de spectateur (Danse à 10, 2011).

Enfin, l’entité même de La 2e Porte à Gauche part d’emblée d’un consensus à cinq voix. Assumant une direction artistique partagée entre ses cinq membres, l’équipe de La 2e Porte à Gauche confie cependant à un de ses membres la direction artistique d’un projet, ainsi que sa direction de production. Elle propose à ce titre un modèle unique de création, de gestion et d’administration en se positionnant comme une plateforme, à l’intersection des mondes de la création et de la production en danse. L’intervention de la direction artistique d’un projet s’ajoute alors comme une énième entité aux potentiels créatifs de chacun. Au niveau esthétique, la recherche chorégraphique au sein de La 2e Porte à Gauche exige à ses collaborateurs de créer avec une donnée variable : celle de la relation au public. Cette interactivité est multiple et varie pour chaque représentation, ce qui nécessite la conception de dispositifs chorégraphiques ouverts et évolutifs.

2050 Mansfield : rendez-vous à l’hôtel (2014) | Olivier Choinière et Marie Béland | Crédit photo : Claudia Chan Tak

3. Entre la collaboration et la commande artistique

La frontière entre la collaboration et la commande artistique limite les déclinaisons de ce mode de création et de production. Il contamine (et est contaminé) par des « zones d’interférence », qu’il s’agisse de production, de financement ou de promotion. « Les frontières [entre ces mondes] se brouillent ou s’interpénètrent, là où il est tout à fait légitime de se demander si précisément les notions de frontière et de définition sont encore pertinentes » (Millet, 2001). Par exemple, dans le projet de Danse à 10, la collaboration artistique s’effectue à travers la « mise en commun » des propositions, au niveau de la « mise en scène » de l’événement. En revanche, au niveau des propositions chorégraphiques, il s’agit d’une commande effectuée à différents créateurs, incluant un certain nombre de contraintes (temps, espace, sujet, tarif de la danse, etc.).

On observe une forte et « incessante interchangeabilité des rôles et des objectifs » entre les acteurs ; une perméabilité entre les disciplines, les modes de présentations, etc. L’interactivité entre la création et la production résulte de ces paramètres de collaboration qui s’inscrivent à la croisée des contraintes de production et des paramètres de jeu. Les artistes multiplient ainsi les facteurs déterminants de la création, négocient et déplacent les règles.

Texte de Rachel Billet, issu de la table ronde proposée par La 2e Porte à Gauche dans le cadre des journées d’études de la Société canadienne des études en danse « COLLABORATIONS : INTERSECTIONS, NÉGOCIATIONS, MÉDIATIONS DANS LES MONDES DE DANSE », Festival Transamériques 2012

(à suivre : La collaboration vue par Katya Montaignac…)

Lire aussi : Pourquoi La 2e Porte à Gauche ? Conversation entre membres
Collaborations vidéos avec L E M M


  • Billet R., 2010, Construction des espaces de diffusion (mémoire de maîtrise), Université de Lyon 2, Lyon.
  • Becker H. S., 1988, Les mondes de l’art, Flammarion, Paris.
  • Millet C., 2001, « Écosystèmes du monde de l’art », introduction de «  Écosystèmes du monde de l’art », Art press # 22, Paris.

Rachel Billet | Regards sur la danse…

Rachel Billet, membre de La 2e Porte à Gauche depuis 2010, est devenue notre directrice générale. Elle œuvre souvent dans l’ombre et pourtant sa présence, sa persévérance et sa rigueur sont essentielles à la concrétisation de nos projets de création les plus fous qui ne verraient sans doute pas le jour sans son réalisme et son équilibre (tant budgétaire que psychologique ! 😉 ). Pour ceux qui ne la connaissent pas ou peu, voici quelques extraits de la longue lettre qu’elle nous a adressée en 2010 suite à notre appel à membre…

Rachel Billet | Réunion artistique 4quART (2011)

Rachel Billet : membre de La 2e Porte à Gauche | Réunion artistique 4quART (2011)

(…) Je distinguerai ici plusieurs regards que je porte sur la danse, qui se nourrissent les uns les autres. Enthousiasmée par une forte curiosité, mon premier est celui d’une spectatrice assidue qui apprécie particulièrement partager ses réflexions et réactions face aux spectacles. La pratique – relativement récente – de la danse contact improvisation m’a ouvert de nouvelles voies d’exploration et m’offre un second regard. Aussi, mon approche universitaire anthropologique et sociologique teinte mes
perceptions d’une analyse critique et de références. L’ensemble de ces positions justifie ma formation professionnelle et mon intérêt pour la production et l’administration des événements en danse et conditionne les projets artistiques pour lesquels je souhaite m’investir.

(…) Je soutiens l’idée d’Yvonne Rainer au sujet de sa pièce Terrain pour laquelle elle envisage la « communauté comme le partage d’un ensemble de pratiques réalisées par des individus isolés ; ils sont reliés par le fait qu’ils réagissent collectivement »(1). (…) Cette ambivalence entre l’individualité et la collectivité, pour moi, est une force.

(…) Pour Susan Leigh Foster « la communauté n’est pas un rassemblement abstrait ou utopique qui transcenderait nos individualités, mais une situation dans laquelle nous nous trouvons et par laquelle nous en venons à nous connaître nous-même comme individus » (1). C’est sans doute cette quête de connaissance de soi qui m’anime et qui justifie [mon] enthousiasme pour [la communauté de la danse].

Rachel Billet | Répétition 4quART (2011)

Rachel Billet | Répétition 4quART (2011)

(…) Ainsi, il est certain que [ma] pratique du contact improvisation et de l’improvisation oriente mon regard de spectatrice et mes sensibilités artistiques, mais c’est aussi et surtout les formations que j’ai suivies à l’université qui les orientent. La première – sociale et de jeunesse – a créé une sensibilité pour les projets artistiques qui touchent directement la question de la médiation et qui inclut la réaction/réceptivité du public dans la réflexion de son œuvre. La deuxième formation – anthropologique et sociologique appliquée au milieu des arts – articule ma pensée vers la recherche « d’événement de danse » et « d’expérience sensible » comme lien fédérateur de communautés éphémères, où le spectacle apparaît comme un moment volé dans le quotidien.

[…] Le succès des événements sur les réseaux sociaux comme facebook le prouve : notre vie contemporaine est stimulée en permanence par le désir de rencontres, de relations humaines et d’expériences collectives. C’est pour ces raisons qu’un «événement de danse» qui pose la question de «l’expérience sensible» chez le spectateur fait sens pour moi, autant en terme de médiation que tout simplement de plaisir. (…) Nous sommes dans une ère où l’intégration et la réception des propositions artistiques dans les corps et les esprits des spectateurs sont de plus en plus présents. (…)

Paul Ardenne et de nombreux artistes à travers le monde se situent dans ce courant de pensée. « L’art contextuel » (2) cherche à s’extraire des lieux de l’art et de ses formes traditionnelles pour interagir avec leur environnement social, géographique, politique, etc. Il s’agit alors d’agir au cœur d’un univers concret, « en situation d’intervention, de participation. Cette tendance tend à remettre en cause les notions mêmes d’œuvre, de spectateur et de marché de l’art » (2). Ce type de proposition artistique permet, à mon sens, des résonances de vie et des résonances que le corps du spectateur peut avoir sur le monde et la société. (…) Ce que je trouve pertinent dans « l’art contextuel », c’est que tout individu vit en permanence des expériences de vie et de société, ce qui rend la résonance artistique accessible. Ainsi, ces types de proposition sont des moyens de réévaluer les raisons pour lesquels le public va voir de la danse.

(…) Tout comme les « renegades bodies » (3) (corps agitateurs) qui ont perturbé les conventions dans les années 1970, j’aime quand l’artiste perturbe la position du spectateur, son jugement esthétique, ses certitudes par rapport à l’art et situe le corps comme une matière d’exploration et/ou de performance. Enfin, je me surprends de plus en plus à apprécier les propositions qui sont très peu dirigées et qui laissent place à des subtilités et à l’interprétation du spectateur (peut-être par opposition à d’autres formes plus narratives comme le théâtre).

PERMEABILITÉ : Rachel Billet | Photo : Benoît Dhennin

Rachel Billet : membre de La 2e Porte à Gauche | Crédit Photo : Benoît Dhennin

Vous l’aurez compris, de mes expériences et de ma réflexion se dégagent des croisements de points de vue initiés par différentes orientations. Ils caractérisent les raisons pour lesquelles je m’implique dans le milieu de la danse contemporaine et le positionnement que j’y adopte. (…) La pratique de la danse me passionne, elle résonne comme une pratique de loisirs qui n’a pas de vocation professionnelle. Cependant c’est elle qui nourrit le reste de ma machinerie et qui conditionne mon regard de spectatrice. Quant à mes goûts et jugements esthétiques, (…) mon héritage européen et universitaire m’a fait prendre goût aux propositions les plus conceptuelles, minimalistes et/ou abstraites. Je me fais pourtant surprendre en permanence par des artistes qui manifestent leur talent et leur intelligence sur scène (ou ailleurs) par bien d’autres moyens et subtilités.

Rachel Billet : Note d’intention | 8 juillet 2010
Lire aussi : « Les 10 ans du Bal Moderne » par Rachel Billet.

(1) Susan Leigh Foster, Être ensemble. Figures de la communauté en danse depuis le XXe siècle, CND, Pantin, 2003, p. 244.
(2) Paul Ardenne, Un Art contextuel, Flammarion, 2002 ; rééd. coll. « Champs », 2004.
(3) Ce terme est emprunté au colloque « Renegade bodies : dance in Canada in the 1970’s » organisé par la Société des études canadiennes en danse, juin 2010.

Rendez-vous à l’Hôtel | Épisode #2 : rendez-vous à l’hôtel…

2050, Mansfield : rendez-vous à l'hôtel | La 2e Porte à Gauche | Interprètes sur la photo : Clara Furey et Francis Ducharme | Crédit photo : Caludia Chan Tak

2050, Mansfield : rendez-vous à l’hôtel | 2014 | La 2e Porte à Gauche | Interprètes sur la photo : Clara Furey et Francis Ducharme | Crédit photo : Claudia Chan Tak

Pour son nouveau projet de création, La 2e Porte à Gauche donne rendez-vous au public dans le magnifique Hôtel Le Germain à Montréal à partir du 25 janvier 2014.

Chaque couple de créateurs, composé d’un metteur en scène et d’un chorégraphe, investit l’espace d’une chambre d’hôtel pour concevoir une proposition artistique intimiste autour de la figure du couple.

Réservez vos places à l’Agora de la Danse !

L’artiste Claudia Chan Tak est invitée à suivre le processus de création avec sa caméra. Regard subjectif et artistique sur une œuvre en cours…

Épisode #2 : Visite de l’hôtel Le Germain (mai 2013)

Pour voir le projet complet : clchantak.wix.com/2050mansfield

Directrice artistique : Katya Montaignac
Directrice de production : Vanessa Bousquet
Vidéaste : Claudia Chan Tak
Musique : « Take Five » de Dave Brubeck

Tous droits réservés © 2013

Rendez-vous à l’hôtel | Épisode #1 : première rencontre…

Pour son nouveau projet de création, La 2e Porte à Gauche a marié 4 chorégraphes avec 4 auteurs/metteurs en scène : Catherine Gaudet & Jérémie Niel, Catherine Vidal & Frédérick Gravel, Olivier Keimed & Virginie Brunelle, Marie Béland & Olivier Choinière (cf. Laboratoires publics) autour de la représentation du couple sur scène. Ainsi unis pour le meilleur et pour le pire, qu’adviendra-t-il du duo danse/théâtre ?

La 2e Porte à Gauche - 2050 rue Mansfield - Rendez-Vous à l'hôtel

Rendez-vous à l’hôtel | La 2e Porte à Gauche | Crédit photo : Claudia Chan Tak

L’artiste Claudia Chan Tak est invitée à suivre ce nouveau projet de création de La 2e Porte à Gauche avec sa caméra. Regard subjectif et artistique sur une œuvre en cours réunissant 4 couples de créateurs…

Épisode #1 : Première réunion artistique à la Buvette Chez Simone (mars 2013)

Pour voir le projet complet : clchantak.wix.com/2050mansfield

Directrice artistique : Katya Montaignac
Directrice de production : Vanessa Bousquet
Vidéaste : Claudia Chan Tak
Musique : « Simone » de La Compagnie créole

Tous droits réservés © 2013

10 ans de Bals | 2003-2013

Le Bal Quebecois de La 2e Porte a Gauche | Photo : Marc-André Labelle

Le Bal Quebecois de La 2e Porte a Gauche | Photo : Marc-André Labelle

Alors que La 2e Porte à Gauche fête son 10ème anniversaire, le Bal Moderne honore sa 30ème édition québécoise.

Fort de son succès en Europe, le Bal Moderne est un concept créé en 1993 par le français Michel Reilhac qui souhaitait amener un large public à la rencontre de la danse contemporaine. À l’automne 2004, La 2e Porte à Gauche a reçu son autorisation pour produire le Bal Moderne au Québec.

Le Bal Moderne est une invitation lancée au spectateur afin de vivre l’expérience de la danse en faisant l’apprentissage de trois chorégraphies conçues par des chorégraphes contemporains. Chaque danse s’apprend en 20 minutes dans une ambiance agréable et festive, totalement à l’opposé d’un cours de danse conventionnel.

Ce concept participatif met l’accent sur la rencontre « amicale » entre le public et le chorégraphe qui transmet directement sa chorégraphie et sa passion de la danse. Au-delà de la contagion du mouvement, il s’agit de donner au public le goût d’aller au théâtre voir des spectacles de danse. Une cinquantaine de chorégraphes ont joué le jeu depuis 10 ans de nous concocter des chorégraphies spécialement conçues pour le public dont Marie Chouinard, Louise Bedard, Hélène Langevin, Estelle Clareton, Marc Boivin, Sylvain Emard, Catherine Tardif, les soeurs Schmutt, Andrew Turner, Katie Ward, Genevieve Gagne et Emily Honneger, Emmalie Ruest, Raphaëlle Perreault, Milan Gervais ou encore Atypique – le collectif…

Ainsi, contrairement à un spectacle en salle qui se reproduit tel quel dans chaque salle, le Bal moderne s’adapte à chaque contexte de présentation et à chaque public : qu’il s’agisse de la Fête nationale, d’une fête de quartier ou encore d’un lancement de saison, qu’il s’adresse à un large public, ou à un public familial, à du jeune public ou encore à des amateurs de danse.

Le Bal moderne se réfléchit ainsi en amont avec la complicité des diffuseurs qui l’adaptent en fonction de leur public. C’est pour nous un rapport privilégié avec le diffuseur qui s’implique comme complice artistique !

Le Bal sur la Place des Festivals - Journées de la Culture, septembre 2009

Le Bal sur la Place des Festivals – Journées de la Culture, septembre 2009

À La 2e Porte à Gauche, nous croyons que c’est sur des territoires souvent reculés ou qui pourraient paraître, à prime abord, réfractaires à la danse contemporaine, que se réalise le mieux son pouvoir de médiation et d’initiation.

On aura tout vu : une mascotte qui danse sous l’admiration d’une marmaille d’enfants, des dames qui rient aux éclats de voir leur mari danser pour la première fois, ou encore des élus d’arrondissement qui se déhanchent sans complexes.

Extrait du discours prononcé par Rachel Billet
le 26 septembre 2013 dans le cadre des 30 ans du programme du CAM en tournée.

Lire aussi : Regards sur la danse par Rachel Billet (juillet 2010)