PLUTON | opus #4 : Linda et Jean-Sébastien

3 juin 2013 | Jean-Sébastien Lourdais est balance. Comme Linda Rabin. Il a découvert le continuum avec elle et cette approche marque singulièrement son univers chorégraphique, affinant ainsi sa conscience du mouvement et sa présence scénique.

20 juin 2013 | Voir Linda danser, c’est comme assister à un rituel. Elle commence avec sa respiration : elle souffle, grogne et gargouille les yeux fermés. Elle marche au ralenti et remplit l’espace. Le son résonne dans son corps. Elle se transforme et éructe. Elle devient sorcière, animale, végétale, volatile… On dirait qu’elle a toujours dansé pour Jean-Sébastien.

Linda Rabin | Crédit photo : Claudia Chan Tak

Linda Rabin | Crédit photo : Claudia Chan Tak

22 avril 2015 | Tomas Furey enregistre le souffle de Linda, ainsi que le bruit de la chaise qu’elle traîne sur le sol. Amplifié et trituré live, le son devient alors un véritable partenaire de l’expérience.

28 avril 2015 | Mise en commun : Avant de commencer son solo, Linda nous invite à respirer, à regarder autour de nous, à prendre l’espace. Trouvez votre place. Pénétrer l’espace. Fermez les yeux et respirez. Ayez conscience de votre corps. Détendez-vous. Respirez dans toutes les parties de votre corps. Ça nous ouvre la perception, ça nous met en condition pour plonger avec elle au cœur de la sensation.

Linda Rabin en répétition pour Pluton au labo de l'Agora de la danse | Crédit photo : Claudia Chan Tak

Linda Rabin en répétition pour Pluton au labo de l’Agora de la danse | Crédit photo : Claudia Chan Tak

14 septembre 2015 | Le travail de Jean-Sébastien est extrêmement exigeant. Il s’ancre à travers ce qu’on appelle les « états de corps ». Jusqu’au spectacle, le solo change à chaque répétition ! Même si l’esprit demeure, Jean-Sébastien pousse toujours plus loin son travail d’épuration. Il retire d’abord la musique, puis la voix, puis le micro, le souffle, la chaise, les expressions du visage…
Que reste-t-il ?
Linda.

(notes sur le processus de création, transcrites par Katya M.)

Linda Rabin à 5 ans

Linda Rabin à 5 ans

In my 45th year of life and after 40 years of being in the dance world, I woke up one morning to an inner voice that announced quite simply, “Linda, if you want to evolve as a human being, you have to give up dance.” I was shocked by these unexpected words. Dance was my life. Yet I immediately understood that I had no choice but to quit if I was to survive.

Seven years later, and after an exploratory journey that took me through many new routes of possibility, I came upon a short film on Continuum Movement. I was mesmerized by what I saw – fluid undulations of the naked torso at once profound, universal, human, yet transcending the flesh. I felt the art of movement at its most intrinsic level. I was witnessing movement coming from the source of life. This encounter with Continuum was a turning point. It brought me back to my love for the art of movement.

Emilie Conrad, the founder of Continuum, would often say, “Movement is what we are, not just something we do.” For me, this intrinsic movement experience is both art and healing, it is a way of life knowledge and spiritual practice.

Linda Rabin, 29 août 2015.

Photo prise à LADMMI, circa 1985 : Linda Rabin enseigne. On voit Daniel Soulières dans le groupe (photographe inconnu)

Photo prise à LADMMI, circa 1985 : Linda Rabin enseigne. On voit Daniel Soulières dans le groupe (photographe inconnu)

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